Patrimoine immobilier : comment bien gérer son héritage ?

Suite au décès de l’un de vos proches, vous venez d’hériter d’un bien immobilier. Qu’allez-vous bien pouvoir en faire : l’habiter, le restaurer, le vendre ? Plusieurs options sont à prendre en compte avant de vous décider.

Si l’on se réfère au dictionnaire, un héritage désigne un patrimoine immobilier transmis par voie de succession d’une personne décédée à ses héritiers.

Si le défunt a prévu un testament, les biens mentionnés seront transmis aux légataires… en totalité ou en partie. Pour rappel, il est impossible en France de déshériter ses enfants, qui touchent quoi qu’il arrive une part de l’héritage. C’est le principe de la réserve héréditaire.

Si aucun testament n’a été rédigé au préalable, la loi prévoit un legs par ordre de succession en fonction de la situation familiale de la personne décédée. Conjoints, enfants, parents, frères et sœurs, etc.
Attention les concubins ou personnes pacsées n’entrent pas en ligne de compte.

Avant de pouvoir profiter de votre héritage, veillez à respecter les démarches et fonctionnalités suivantes :

Faites appel à un notaire
Ses missions :
– Effectuer l’acte notarié dans lequel sont identifiées toutes les personnes concernées par l’héritage et la part dont ils bénéficient ;
– Évaluer le ou les biens immobiliers transmis ;
– Réaliser l’attestation de propriété ;
– Demander aux ayants droit le règlement de la succession et le paiement des impôts correspondants.

Partagez-le ou les biens
Si vous êtes plusieurs à faire partie de l’héritage, le bien est soumis au régime de l’indivision. À tout moment, même plusieurs années après la disparition du défunt, les héritiers peuvent décider de sortir de l’indivision et d’en partager la recette, à condition que tous soient d’accord pour vendre. La somme obtenue est répartie selon la quote-part de la succession.

Tout le monde le sait, la gestion d’un héritage est source de nombreux conflits au sein des familles. Il est essentiel de tenir compte de l’avis de chacun, même si parfois, on n’est pas toujours d’accord. Une bonne entente vous permettra de bénéficier de votre bien au mieux et dans les meilleurs délais.

Réglez les frais de succession
Les frais de succession sont à la charge des héritiers. Son coût diffère selon le lien de parenté avec la personne disparue, la durée de la procédure, la taille de l’héritage, les frais de notaires, etc.

Déclarez votre héritage
Si sa valeur brute dépasse 50 000 € dans les successions en ligne directe ou entre conjoint ou 3 000 € dans les successions concernant les autres héritiers, le bien doit être déclaré au centre des impôts du domicile du défunt et réglé dans les six mois suivants le décès.

Une fois ces étapes franchies, à vous de décider de l’avenir de votre nouveau bien immobilier. Tout dépend de votre projet de vie, de vos attaches et bien sûr de votre budget. Pour information sachez que si vous héritez d’un logement déjà en location, le décès n’emporte pas forcément la fin du bail. Vous devrez donc faire preuve d’encore un peu de patience…

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