Les « tirettes » : un service de plus en plus cher !

Les banques cherchent à augmenter le tarif de leurs distributeurs automatiques. Objectif : assurer la couverture des coûts d’installation, de service et d’entretien du système.


Facturés par une très large majorité de banque, les retraits d’espèces dans un distributeur automatique de billets, que ce soit en France ou dans un autre pays de la zone euro, sont en cours de renégociation. Si aujourd’hui, il en coûte environ 1 € aux utilisateurs des distributeurs des banques dont ils ne sont pas clients, ce montant pourrait bien augmenter dans les prochains mois.

Une hausse que les établissements financiers ne manquent pas de justifier ! En effet, l’achat (environ 35 000 €), l’installation et la maintenance des DAB (Distributeur Automatique de Billets) constituent une dépense importante. Il ne s’agirait donc pas de se faire de l’argent mais bien de neutraliser les coûts.

T’as pas 100 balles ?

Une nouvelle qui risque de brider les usagers de plus en plus portés sur les banques en ligne et les moyens de paiement alternatifs : paiement mobile ou instantané, porte-monnaie électronique… Le sans-contact, par exemple, connaît un succès grandissait et serait responsable de la diminution du nombre de retraits (

-3,5 % d’opérations entre 2017 et 2018).

Pour preuve, 5 000 DAB jugés non rentables ont disparu de la circulation entre 2012 et 2018 ! Si la loi impose aux banques de mettre à disposition dans un rayon de 10 km un nouveau distributeur pour remédier à toute fermeture, « tirer du cash » devient de plus en plus anecdotique… car de plus en plus cher.