Les financements alternatifs ont le vent en poupe !

Les plateformes de financement participatif se sont, en quelques années, multipliées ! Prêts financiers accessibles en ligne, ils permettent la réalisation de plusieurs dizaines de milliers de projets associatifs, artistiques, caritatifs, mais aussi à vocation financière et économique. Une participation récompensée grâce aux intérêts des prêts.

Zoom sur les modes de financement solidaire et collaboratif.

Apporter son soutien financier aux entreprises comme aux particuliers est certes généreux… Quoique lucratif ! En se substituant aux banquiers, les plateformes de prêts en ligne permettent aux futurs acquéreurs comme aux entrepreneurs d’avoir accès aux fonds dont ils ont besoin, moyennant une rémunération de 4,5 à 9 %.

Selon les chiffres du Crowdfunding, le marché a connu une croissance de 44 % en 2017 à 336 millions d’euros, représentant toujours la plus grande part de la « finance alternative » (par rapport aux banques, aux marchés financiers ou aux fonds dans le non-coté), qui pèse 940 millions d’euros dans son ensemble.

Cette finance alternative comprend également :
• Les prêts à la consommation en ligne
• Les cagnottes en ligne
• Les fonds de prêts aux PME

En 2017, ce sont au total 1,65 million de personnes qui ont contribué à financer un ou plusieurs projets sur un de ces sites. Au total, depuis le lancement de ces plateformes, 3,89 millions de Français ont joué ce rôle de financeurs alternatifs.

Crowdfunding immobilier : placement atypique au franc succès

Les trois quarts des fonds collectés ont servi à financer des activités économiques, plutôt que culturelles ou sociales. L’immobilier, la valeur sûre des épargnants français, domine avec un tiers des montants (42 % de la catégorie « secteur économique ») soit 109 millions d’euros, devant l’environnement et les énergies renouvelables (22 % soit 57 millions).

Mais alors que le secteur est en plein boom, planent des doutes sur la pérennité financière de certaines plateformes. En effet, ces projets ne sont pas sans risque, un capital pouvant vite être perdu suite à la faillite d’un promoteur, par exemple.