À la veille de la rentrée scolaire, zoom sur les prêts étudiants.

L’endettement étudiant gagne du terrain. Ils sont de plus en plus nombreux à pousser les portes de leur banque pour entreprendre une demande de prêt. Une solution qui ne facilite pas leurs premiers pas dans le monde du travail.    

Loin d’égaler les États-Unis qui enregistraient, en 2018, 1 500 milliards de dollars de dette*, la situation de l’endettement étudiant français pèse lourd sur les épaules de dizaines de milliers de jeunes. Ils seraient, selon une enquête de l’Observatoire de la vie étudiante, 11 % en école de commerce, 6 % en école d’ingénieurs et 4,5 % à l’université à avoir contracté un prêt pour financer leurs études.


En cause : l’augmentation des frais de scolarité. De nombreuses écoles ont, en effet, doublé leur tarif d’inscription ces dernières années. Mais pas que ! Loyer, transport, santé, alimentation… la hausse du coût de la vie n’épargne personne, encore moins les jeunes. Les loyers des studios, notamment dans les grandes villes universitaires, peuvent atteindre des sommes excessives – environ 850 € pour un 15 m2 à Paris.


L’Union nationale des étudiants de France (UNEF) a estimé à 838 € / mois le coût moyen de la vie estudiantine, une fois déduites les aides reçues (bourses et aide au logement notamment). Un chiffre, hors frais d’inscription, en hausse de 1,3 % par rapport à 2017.

Si certains ont la chance de pouvoir compter sur la générosité de leur famille, ce n’est pas le cas de tous. La plupart des jeunes et de leurs proches n’ont ni l’épargne, ni les revenus nécessaires pour faire face aux dépenses. Entre le job alimentaire et le prêt bancaire, les alternatives se font rares.

*Source : Le Monde